
Dans mon défi de lecture autour du monde, étant rendu à lire la Russie, j’ai choisi Une journée d’Ivan Denissovitch d’Alexandre Soljenitsyne. C’est un classique souvent cité quand on parle de littérature russe et de témoignages sur les goulags. On suit littéralement une seule journée dans la vie d’un prisonnier, Ivan, dans un camp de travail soviétique. Pas d’intrigue spectaculaire, pas de grands rebondissements : juste le froid, la fatigue, la faim, les petites victoires du quotidien, et la routine d’un système fait pour broyer les gens.
Honnêtement, j’avoue avoir eu du mal à rester accroché. En retrospective, cela ne devrait pas tellement m’étonner puisque pour faire un livre entier se déroulant en 1 seul jour, on y lit beaucoup de descriptif. On sent que l’auteur voulait retranscrire l’ordinaire du goulag, ce qui rend le tout réaliste mais aussi un peu monotone pour le lecteur. C’est une lecture courte, mais qui demande quand même de la concentration.
Ce que j’ai trouvé le plus marquant, c’est la ressemblance avec La Nuit d’Elie Wiesel. Les contextes sont différents, mais la déshumanisation, la survie au jour le jour et la perte de dignité sont les mêmes. On réalise qu’au fond, les camps soviétiques et les camps nazis partageaient plusieurs similarités dans leurs objectifs de détruire l’individu.
Même si je n’ai pas “aimé” le livre dans le sens où je n’avais pas hâte d’y retourner, je suis quand même content de l’avoir lu. C’est une lecture importante pour comprendre et pour voir comment la Russie a longtemps tenté d’étouffer ces voix. Ce n’est pas un roman pour se divertir, mais plutôt pour se confronter à une réalité dure.
Je me doute que cette critique ne fera l’unanimité. Je sais que c’est un livre très populaire sur la Russie, mais je tente plutôt de partager mon appréciation plutôt que de juger le livre. Je n’oserai jamais prétendre être suffisamment versé en littérature pour réellement juger un livre en dehors de mon appréciation personnelle. Si vous voulez relire mes impressions sur les autres livres de ce défi, c’est par ici.

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